Le risque nucléaire dans le Finistère

 
Le risque nucléaire dans le Finistère

Les principaux risques liés aux matières radioactives sont :

Risque d’irradiation : L’irradiation, c’est l’exposition des travailleurs et de la population aux rayonnements émis par la matière radioactive. 

Risque de contamination : La contamination, c’est le transfert de particules radioactives qui peut induire une irradiation des personnes soit interne, en cas d’ingestion ou d’inhalation , soit externe, en cas de dépôt sur la peau ou sur le sol. Elle peut résulter soit d’une décontamination insuffisante de la surface du colis, soit d’une fuite de produits radioactifs.

Risque de criticité : Des conditions particulières de masse et de géométrie des matières fissiles peuvent amorcer une réaction en chaîne. L’émission intense de rayonnement gamma et de neutrons qui s’ensuivrait, accompagnée le cas échéant d’un dégagement brutal d’énergie, pourrait conduire à l’irradiation de personnes et au relâchement de radioéléments dans l’environnement.

Risque de vol ou de détournement : Certaines matières sensibles, comme le plutonium ou l’uranium enrichi, peuvent être détournées à des fins malveillantes. Le vol ou le détournement sont des éventualités contre lesquelles il est nécessaire de se prémunir. Par exemple, certains véhicules sont spécialement équipés et suivis en temps réel à l’aide d’un système de positionnement par satellite (GPS) et escortés par la gendarmerie nationale.

Risque chimique : Certains colis peuvent présenter, en outre, des risques de pollution chimique qui doivent être également pris en compte dans les expertises de sûreté. Par exemple, l’hexafluorure d’uranium (UF6), utilisé pour la fabrication du combustible, est très réactif avec l’humidité de l’air et pourrait former, en cas d’accident, un nuage toxique d’acide fluorhydrique (HF) et d’oxyfluorure d’uranium (UO2F2).

Le risque nucléaire et TMR (Transport de Matière Radioactive) dans le Finistère

Les risques liés aux installations militaires

Suite au démantèlement de la centrale nucléaire des Monts d’Arrée à Brennilis, le département ne compte plus d’installation nucléaire industrielle civile sur son sol. Cependant, des installations nucléaires militaires sont présentes sur le territoire et peuvent provoquer un risque :

  • les installations de Brest : il s’agit d’installations de soutien et d’entretien des bâtiments à propulsion nucléaire (le port de Brest comporte à ce titre deux Installations Nucléaires de Base Secrète (INBS)) ;
  • les installations de l’Île Longue (Crozon) : qui abritent également deux INBS.

Un Plan particulier d’Intervention (PPIPlan particulier d'intervention) approuvé le 24 juillet 2013 par le préfet du Finistère, regroupe les mesures à prendre en cas d’accident radiologique survenant sur les installations nucléaires de la base de Brest ou sur la base opérationnelle de l’Île Longue.

Les périmètres de sécurité présentés dans le PPIPlan particulier d'intervention ont été établis sur la base des préconisations de l’Autorité de Sûreté Défense : le Délégué à la Sûreté Nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense (DSND).

Les risques liés à l’activité militaire/ médicale/ industrielle

En raison de la nature même de leurs activités, certains sites civils ou militaires sont consommateurs, voire vecteurs de transports de matières radioactives et sont de ce fait, émetteurs et destinataires de matières radioactives.

Les principaux sites civils :

  • les hôpitaux(acheminement de sources au quotidien) ;
  • les laboratoires ;
  • certains aéroports.

Pour en savoir plus, consultez le DDRM