Le rôle de la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes

 
 

Au niveau départemental, les priorités de la politique des droits des femmes et de l’égalité femmes-hommes sont :

- la protection des droits et la lutte contre les violences : assurer aux femmes la maîtrise de leur sexualité, notamment l’accès à la contraception et l’IVG, coordonner la lutte contre les violences faites aux femmes et les atteintes à leur dignité, favoriser le parcours de sortie de la prostitution et contribuer à la lutte contre le système prostitutionnel et la traite des êtres humains.

- l’action pour l’accès à l’emploi et l’égalité professionnelle : promouvoir l’insertion sociale des femmes et assurer la prévention des situations de précarité, garantir la mixité des métiers, l’égalité professionnelle et l’égal accès aux responsabilités professionnelles, faciliter le développement de la création ou la reprise d’entreprises par les femmes.

- la diffusion de la culture de l’égalité et du partage des responsabilités politiques et sociales : sensibiliser contre les stéréotypes sexistes, favoriser l’articulation des temps de vie et le partage équilibré des responsabilités parentales, accompagner l’égal accès des femmes et des hommes aux activités culturelles et sportives, valoriser l’égal accès aux mandats et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Cette mission est donc transversale et animée par la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes. Elle associe les services de l’État, les collectivités territoriales, les réseaux associatifs et les acteurs socio-économiques.

Dans le champ des violences faites aux femmes, un plan d’action a été défini à l’issue de la commission départementale du 25 novembre 2020. Ce plan se décline en trois axes principaux :

- consolider le parcours judiciaire : développer la coordination autour des téléphones grave danger, bracelets anti-rapprochement et ordonnances de protection, par un travail partenarial sur ces dispositifs (justice, forces de l’ordre, associations -notamment le CIDFF-, les collectivités). Contribuer au développement du dispositif des intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie. Poursuivre les travaux relatifs à l’éviction des conjoints violents, en tenant compte du prochain appel à projet pour la création d’un centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales.

- améliorer la prise en charge et le parcours des femmes victimes de violences : soutien aux associations qui accompagnent les femmes et aux projets spécifiques qu’elles développent (groupes de parole, événements, actions de sensibilisation). Poursuite des travaux avec le service hébergement et logement de la DDCSdirection départementale de la cohésion sociale en vue d’améliorer l’accueil des femmes victimes. Participation aux travaux des collectivités territoriales sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

- améliorer le repérage et prévenir toutes les formes de violences : développement de formations et groupes de travail à destination des professionnels sanitaires et sociaux. Soutenir les actions de prévention à destination de la jeunesse et en développer de nouvelles notamment via les outils numériques.

En matière de lutte contre le phénomène prostitutionnel, une commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle a eu lieu le 15 février 2021, qui a permis notamment l’examen d’un parcours de sortie de prostitution.

Pour prévenir et lutter contre les stéréotypes sexistes, une nouvelle convention régionale pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif fera l’objet d’une déclinaison départementale pilotée par la déléguée et l’Éducation nationale.

Enfin, pour favoriser l’insertion économique des femmes et lutter contre la précarité, la déléguée contribue aux actions et projets portés dans le département. Par exemple, en soutenant les actions de lutte contre la précarité menstruelle, en créant des partenariats avec les réseaux de femmes agricultrices et en sensibilisant à l’égalité au sein des dispositifs d’insertion des jeunes (missions locales, service national universel). Le soutien aux associations finistériennes se formalise enfin par l’attribution de subventions au titre d’actions en faveur de l’égalité femmes-hommes.


Arrivée sur son poste en septembre 2020, Maud Le Goff est la déléguée départementale aux droits des femmes et l’égalité femmes-hommes du Finistère. Rattachée à la Direction départementale de la cohésion sociale (future DDETS), elle a pour mission de développer au niveau départemental la politique publique des droits des femmes et de l’égalité.