Influenza aviaire : la France passe au niveau de risque « élevé » sur le territoire métropolitain

 
 

Par arrêté en date du 4 novembre 2021, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a placé l’ensemble du territoire métropolitain en risque « élevé » au regard de la progression rapide du virus de l’influenza aviaire en Europe.

Depuis le mois d’août 2021, plus de 300 cas ou foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été détectés dans la faune sauvage ou dans des élevages en Europe, dans les couloirs de migration actifs qui traversent la France.

En France, 3 basses-cours contaminées ont été recensées dans les Ardennes et dans l’Aisne. Des mortalités massives et groupées de cygnes sont également rapportées dans les départements de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle.

Le 26 novembre dernier, un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté en France, dans un élevage de poules pondeuses du département du Nord, à la suite d’une augmentation anormale de la mortalité. La France a donc perdu son statut indemne vis-à-vis de la maladie, statut qu'elle avait recouvré le 2 septembre 2021 , suite à la crise qui a frappé le pays, notamment le sud-ouest, l’hiver dernier.

En Bretagne, un premier cas a été confirmé le 1er décembre sur deux oies d’ornement vivant sur un étang sur la commune de Languidic. Une zone de contrôle temporaire de 5 km a été mise en place par arrêté préfectoral, imposant notamment le recensement des détenteurs de basses-cours, la séquestration des oiseaux domestiques et des visites vétérinaires dans les élevages professionnels.

Compte tenu du niveau de risque élevé et de la situation fortement évolutive, des mesures de prévention renforcées s’appliquent avec deux objectifs : éviter l’exposition des oiseaux domestiques au virus par des mesures de protection et augmenter la vigilance sur les populations d’oiseaux qu’elles soient domestiques ou sauvages.

Par conséquent, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires pour tout détenteur de volailles ou autres oiseaux captifs :

  • claustration ou mise sous filets des basses-cours ;
  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux selon des dispositions qui dépendent des espèces et des modes de production ;
  • interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours ou expositions), sauf dérogation. En cas de vente de volailles vivantes sur le marché, l’accès est limité à un seul vendeur ;
  • en matière de pratiques de la chasse : conditions renforcées pour le transport, l’introduction dans le milieu naturel de gibiers à plumes et l’utilisation d’appelants.

Ces mesures sont accompagnées d’une surveillance clinique quotidienne dans tous les élevages (commerciaux et non commerciaux). Elles ont pour but de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination. Dans les zones à risque élevé de diffusion (la Bretagne n’en fait pas partie), des prélèvements avant mouvement seront réalisés et seules les personnes indispensables au fonctionnement des élevages pourront y entrer. Des réductions de densité dans les zones touchées par les précédentes crises sont également engagées.

Les modalités de mise à l’abri ont été adaptées afin de prendre en compte les conditions de production, notamment pour les élevages plein air ou sous cahiers des charges spécifiques. Ces adaptations ont pour objectif d’assurer un haut niveau de protection vis-à-vis du risque d’introduction du virus dans les élevages.

Le relèvement du niveau de risque suit les recommandations scientifiques et sanitaires dans l’objectif de se prémunir au mieux de conséquences dramatiques pour les filières avicoles, déjà fortement touchées par la crise de novembre 2020 - mai 2021.

Pour rappel, l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viandes de volailles, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.

Pour en savoir plus > https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire

VOUS ÊTES DÉTENTEURS D'OISEAUX À TITRE PRIVÉ, À DES FINS NON COMMERCIALES

Dans le cadre de la mise en place des mesures de biosécurité dans votre basse cour, vous devez :

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RAPPEL DE LA CONDUITE A TENIR EN CAS DE DECOUVERTE DE CADAVRES D'OISEAUX SAUVAGES

Surveillance de la faune sauvage : la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages doit être signalée à l'Office français de la biodiversité (OFB) - Service départemental du Finistère- au 02 98 82 69 24 ou par mél à l’adresse sd29@ofb.gouv.fr ou la fédération de la chasse au 02 98 95 85 35.

Le signalement comporte les éléments suivants: les coordonnées du découvreur (identité et téléphone), une description de la situation : identification précise du lieu de découverte (coordonnées GPS, copie carte), date de la découverte et photographie des oiseaux découverts.

Surveillance des oiseaux domestiques : une mortalité inhabituelle doit faire l’objet d’un signalement auprès d’un vétérinaire. Il fera l’analyse de la situation et se mettra en relation avec les services compétents pour diligenter le cas échéant une enquête et la conduite de prélèvements.

Les mesures de biosécurité à appliquer dans les basses cours
CERFA 15472*02