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Usine de méthanisation de Châteaulin

 
 
Usine de méthanisation de Châteaulin

Reprise partielle de l’activité avec mesures conservatoires

Le 19 août dernier, l’usine de méthanisation de Châteaulin a été affectée d’un dysfonctionnement d'un système de sécurité, à l'origine d'une pollution de l’Aulne, conduisant le préfet du Finistère à restreindre l’usage de l’eau sur le territoire desservi par le Syndicat Mixte de l’Aulne (SMA).

Un nouvel incident, survenu le 23 août, a révélé des fragilités du système de prévention des risques de l'exploitant. C’est pourquoi le préfet du Finistère a pris un arrêté le 25 août, suspendant avec effet immédiat la réception des déchets dans cette installation et prescrivant un ensemble de mesures que l’exploitant, Engie Bioz, devait réaliser pour permettre la remise en activité du site.

Depuis cette date, les services de l’État sont en lien permanent avec l’exploitant et exercent un contrôle étroit et régulier des actions correctives et préventives.

Le lundi 5 octobre, le préfet, Philippe Mahé, s’est rendu sur site, en présence de la maire de Châteaulin, Gaëlle Nicolas, du président d'Engie Bioz, Bruno Hernandez, du président du SMA, Claude Bellin, de la sous-préfète de Châteaulin, Léa Poplin, et de la DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement, afin de constater l’effectivité des travaux de remise en conformité. Le mardi 6 octobre, les services de l’unité départementale de la DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement ont effectué une nouvelle inspection du site, qui a permis de vérifier la bonne prise en compte des prescriptions imposées à l’exploitant.

Compte tenu de ces éléments, le préfet du Finistère a pris ce jeudi 8 octobre un arrêté autorisant la reprise progressive de l’activité de réception des déchets dans l’usine de méthanisation de Châteaulin. Cette reprise progressive permettra à l'exploitant d'apporter la démonstration, par les essais prévus en phase de redémarrage de son activité, de l’efficacité des travaux réalisés. Les services de l’État maintiennent donc leur surveillance accrue des installations lors de cette remise en service progressive et proposeront le cas échéant des prescriptions complémentaires.