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Cérémonie départementale commémorant l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle

 
 
Cérémonie départementale commémorant l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle

Ce jeudi 18 juin 2020, le préfet du Finistère, Pascal LELARGE, a présidé la cérémonie départementale commémorant l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 et la réponse des marins bretons à cet appel, devant le mémorial aux Bretons de la France Libre à Camaret-sur-mer.

Cette cérémonie s’est tenue en présence du vice-amiral d'escadre Jean-Louis LOZIER, préfet maritime de l’Atlantique, de Joseph LE MEROUR, maire de Camaret-sur-mer, de Hervé PELLIET, délégué de la Fondation de la France Libre, de Maryvonne BLONDIN, Jean-Luc FICHET et Philippe PAUL, sénateurs du Finistère, de Laëtitia DOLLIOU, suppléante de Richard FERRAND, député du Finistère et président de l’Assemblée nationale, de Nathalie SARRABEZOLLES, présidente du conseil départemental du Finistère et de Loïg CHESNAIS-GIRARD, président du conseil régional de Bretagne.

Des élèves de l’Ecole des mousses et du collège de Camaret étaient présents.

La cérémonie à terre s’est clôturée par une aubade musicale proposée par le bagad de Lann-Bihoué.

 

A la suite de cette cérémonie, le préfet du Finistère et le préfet maritime de l’Atlantique se sont rendus à bord de la goélette Belle Poule de la Marine nationale, croisant dans l’anse de Camaret, pour une cérémonie d’hommage aux bretons qui ont rejoint l’Angleterre, par la mer, après l’appel du 18 juin 1940.

Des élèves de l’Ecole des mousses assistaient à cet hommage en mer.

 

A l’occasion de cette commémoration, le préfet du Finistère a lu le message de la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève DARRIEUSSECQ, qui rappelle notamment que « l’Appel du 18 juin n’est pas le texte d’un soir, il est le début d’une épopée : celle de la France libre puis celle de la France combattante. »

Le vice-amiral d'escadre Jean-Louis LOZIER, préfet maritime de l’Atlantique, a quant à lui souligné que « nombreux furent les marins civils et militaires qui partirent du Finistère pour rallier Londres. Sur les 13 000 marins que comptèrent les FNFL, on compte près de 3 400 marins bretons » et que « l’immense croix de Lorraine de la pointe de Pen Hir, dressée face à l’océan, conserve pieusement, dans le granite bleu, la mémoire de ces bretons qui se sont battus pour la libération de la France. »

 

Une seconde cérémonie commémorative s’est tenue parallèlement sur l’ïle de Sein, l'un des hauts lieux de la Résistance en France, d'où 128 sénans se sont embarqués pour la Grande Bretagne entre le 24 et le 26 juin 1940 pour répondre à l’appel lancé par le général de Gaulle.

Cette cérémonie était présidée par le secrétaire général de la préfecture du Finistère, sous-préfet de l'arrondissement de Quimper, Christophe MARX, en présence du capitaine de vaisseau Eric d’ASTORG, représentant le préfet maritime de l’Atlantique, de Mme Corinne MADEC, adjointe au maire de l’Ile de Sein, et de Mme Liliana TANGUY et M. Jean-Charles LARSONNEUR, députés du Finistère.

 

 

Note historique :

Le 18 juin 1940, à 10h30, précédant l’appel du général de Gaulle, les goélettes Belle Poule et Étoile reçurent pour mission d’évacuer l’équipage de l’Ecole navale pour l’Angleterre, atteinte le 19 juin à 17h00. Durant la guerre, elles assurèrent la permanence de la formation des élèves officiers des forces françaises navales libres (FNFL), parmi lesquels Philippe de Gaulle, le fils du général de Gaulle.

Membres des FNFL, les deux goélettes arborent le pavillon de beaupré à croix de Lorraine. Aujourd’hui encore elles poursuivent cette mission de formation des élèves de la Marine nationale.